Unités de vie familiale : des « ambitions » mais pas d’ouvertures

Des unités de vie familiale (UVF) installées dans une soixantaine d’établissements d’ici 2 014 ? Il ne reste que quelque mois pour concrétiser l’engagement pris par la garde des Sceaux devant les sénateurs le 25 avril 2013. Seuls 22 établissements sur 191 disposaient alors de ces studios permettant à des détenus de rencontrer leurs proches dans l’intimité, pour des durées pouvant aller jusqu’à 72 heures.
Aucune UVF n’a été ouverte depuis.

Dans une réponse au député Michel Pouzol, publiée au Journal officiel le 18 mars 2014, Christiane Taubira fait valoir « la construction engagée de 140 unités de vie familiale (UVF) pour 41 établissements en 2013 et 2014 », un site pouvant compter plusieurs studios.
Ni l’état d’avancement des projets, ni le calendrier d’ouverture ne sont précises. Le même flou entoure les projets à plus longue échéance : « Au terme de trois phases successives, 133 établissements seront équipés », ajoute la ministre. « La première vague concerne tous les établissements pour peine : 34 établissements, 119 UVF » ; viendront ensuite « les maisons d’arrêt de plus de 150 places : 39 établissements, 124 UVF » ; puis «  Au moins 38 » petites maisons d’arrêt. Une « Liste qui pourra évoluer positivement en fonction des capacités budgétaires et de la configuration immobilière des dernières maisons d’arrêt à équiper ». Cette éventualité fait figure de vœu pieu, les crédits alloués à la construction d’unités de vie familiale (UVF) ou de parloirs familiaux diminuant d’ores-et-déjà de 10,4 % dans le budget 2014 par rapport a 2013 (de 34,6 a 31 millions d’euros).

OIP