Mesures de contrainte physique

Menottes, entraves, matraques, bâtons de défense, équipes d’intervention entraînées par le GIGN, grenades de dispersion, fusil à pompe anti-émeute, flash-ball, et autres armes à « létalité réduite ». Les personnels de l’administration pénitentiaire se voient doter d’un arsenal de dispositifs de contrainte toujours plus étendu, entérinant l’option du recours à la force et la coercition au détriment d‘une prévention des incidents par le dialogue et la négociation. Avec un risque permanent d’excès et de mauvais traitements constatés notamment par les instances européennes de protection des droits de l’homme. Les usages disproportionnés de moyens de contrainte sont même devenus une « norme » lors des extractions médicales. « La presque totalité des extractions dans la presque totalité des établissements visités se fait toujours avec menottes et entraves. Il n’y aucune adaptation des mesures de sécurité à la personne et, notamment à son état de physique » relevait le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dans son rapport 2012. « C’est un rigoureuse uniformité qui prévaut. Quels que soient l’âge et la pathologie. Même constat en 2015 : « le patient détenu est menotté durant le transfert mais également pendant la réalisation des actes médicaux. Des pratiques condamnées par le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe.

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