Censés être des droits, l’enseignement et la formation professionnelle restent en réalité des privilèges. On compte en moyenne un enseignant pour cent personnes détenues, et parmi elles, moins d’une sur quatre accède à un enseignement. La proportion est encore moindre pour la formation professionnelle. Moins d’une personne détenue sur six parvient à s’inscrire dans un cursus. En cause : le manque de moyens alloués à ces leviers d’insertion. Et l’impossibilité en général de combiner formation et travail pour percevoir quelques revenus nécessaires à la vie en détention. Pourtant les besoins sont criants. 22.6% des personnes incarcérées sont en situation d’illettrisme ou éprouvent d’importantes difficultés de lecture. 1.5% n’ont jamais été scolarisés. Et 75% sont sans diplôme ou titulaire d’une certification inférieure au baccalauréat (DAP, Chiffres-clés au 1er janvier 2016).

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