Préparation à la sortie

Pourtant essentielle, la transition entre le dedans et le dehors est généralement peu accompagnée et surtout mal préparée. Moins de deux personnes détenues sur dix sortent avec projet d’insertion, mis en œuvre de manière encadrée dans le cadre d’un aménagement de peine. Et ce sont souvent les personnes les moins désinsérées qui en bénéficient. Ainsi, comme l’a relevé la Cour des Comptes, ce sont les « personnes les plus fragiles » qui « se trouvent guidées vers le mode de sortie de prison qui induit le plus grand risque de récidive » : la « sortie sèche », sans soutien. Or, les obstacles à la réinsertion sont nombreux et l’emprisonnement contribue à les exacerber : isolement social, désaffiliation institutionnelle, problèmes de santé psychique et physique, absence de ressources, problème de logements, etc. Faute de moyens, et accaparés par d’autres tâches, les services d’insertion et de probation désinvestissent l’accompagnement social, tandis que les acteurs sociaux de droit commun délaissent encore ces publics (IGSJ, IGAS, IGF, 1016).

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