« Les détenus se recrutent encore massivement dans la partie la plus pauvre de la population » rappelle le Contrôle général des lieux de privation de liberté. « La population pénale est en effet majoritairement composée de jeunes hommes issus de milieux défavorisés et connaissant des situations de grande précarité », l’incarcération étant « souvent le résultat d’un long processus de désaffiliation » par lequel peu à peu ils « s’éloignent de tous systèmes et de tous liens sociaux » appuie une enseignante-chercheuse de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire. Et l’incarcération aggrave leur situation en termes d’ancrage social et de précarité économique. Sans soutien, et privés des minima sociaux, certains n’ont pour ressources que moins de 50 euros par mois. En 2015, plus d’une personne détenue sur six étaient dans cette situation.

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