Accès aux soins

En vertu de la loi du 18 janvier 1994 qui a confié au service public hospitalier la prise en charge sanitaire en prison, les personnes incarcérées devraient se voir garantir un accès aux soins équivalent à celui disponible en milieu libre. Cependant, c’est loin d’être le cas. La plupart des unités sanitaires n’assure pas de permanence en soirée, ni la nuit, ni le weekend. Par ailleurs, les effectifs de soignants n’ont pas suivi l’évolution du nombre de détenus et surtout de nombreux postes restent vacants. Pourtant budgétés, 22% des postes de spécialistes ne sont pas pourvus, comme 15,5% des postes de psychiatres. Vingt-et-une unités sanitaires fonctionnent avec moins de la moitié des effectifs de dentistes prévus relève un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié fin mai 2016. On compte en moyenne moins de 3,5 équivalents temps plein (ETP) de psychiatres et 5 ETP de psychologues pour 1000 détenus ; mais aussi moins de 2 ETP de dentistes et moins d’un ETP de spécialistes pour le même nombre. Avec à la clé des délais d’attente exorbitants (jusqu’à huit mois pour entamer un suivi avec un psychologue) et des défaillances de prise en charge aux conséquences parfois dramatiques.

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