HenryCremonFabien C., atteint de multiples pathologies graves a bénéficié le 12 avril 2013 d'une suspension de peine pour raison médicale, deux médecins experts ayant conclu que son état de santé était « durablement incompatible avec le maintien en détention ». A rebours de ces conclusions et en dépit de l'absence d'amélioration de son état et de l'apparition de nouveaux symptômes, une nouvelle expertise du 10 juin 2014 considère que son état de santé serait devenu « durablement compatible avec le maintien en détention ». Le Juge d'application des peines de Rouen se prononcera sur une éventuelle révocation de la mesure après l'audience qui aura lieu le 19 septembre 2014.

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A-M.MARCHETTI com 27.08.14L'Agence régionale de santé (ARS) de Poitou-Charentes a diligenté une inspection sanitaire le 14 août après avoir été saisie par l'OIP d'une pétition de 22 détenus de la maison d'arrêt de Saintes. A l'issue de leur visite, les inspecteurs – qui rendront leur rapport final dans les prochaines semaines – ont d'ores et déjà mentionné une série de mesures préventives « à mettre en place très rapidement ».

 

Dans la pétition reçue à l'OIP, les détenus évoquent des douches qui fonctionnent mal, où l'eau coule seulement trois fois par semaine, « complètement froide ou complètement bouillante ». L'eau coule sans pression ou alors elle est « de couleur rouge » quand la pression revient, en raison de travaux de canalisation. Coté alimentation, sont signalés des « repas servis froids, dans des plateaux toujours très sales », l'utilisation ou la vente en cantine de denrées périmées (beurre, fromage, glace). Des « boites d'œufs périmées depuis deux semaines » ont été livrées aux détenus. A noter que l'établissement se félicitait début 2013 d'avoir « le coût alimentaire journalier par personne détenue le plus bas depuis 5 ans ».

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section. hommesMALoosThirionAimee

Dans un jugement du 23 juillet 2014, le Tribunal administratif de Lille a condamné l'Etat à verser 34 000 euros à la famille d'Aliou Thiam, décédé le 10 juin 2007 à la maison d'arrêt de Loos à l'âge de 38 ans d'un arrêt cardiaque suite à plusieurs crises d'épilepsie. Il pointe un défaut de prise en charge et d'information sur la gravité de l'état de M. Thiam. Détenu à la maison d'arrêt de Loos, Aliou Thiam est victime le dimanche 10 juin 2007 à 6h du matin d'une crise d'épilepsie. Immédiatement, la cellule ne disposant d'aucun système d'alerte d'urgence, son co-détenu affolé appelle les surveillants en frappant de toutes ses forces contre la porte.

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Incarcéré en 2011, Malo, 47 ans, vit avec le VIH et l'hépatite C depuis 1990. Il a cessé de prendre sa bithérapie depuis un mois, afin d'alerter sur les difficultés qu'il rencontre au centre pénitentiaire de Liancourt (Oise), où il a été transféré en février dernier, pour maintenir ses habitudes alimentaires et son hygiène de vie. Des aspects non strictement médicaux pourtant importants dans sa lutte contre la maladie.

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Par une ordonnance du 18 avril 2014, le juge des référés du Tribunal administratif de Limoges a ordonné la suspension du régime de surveillance nocturne qui était imposé depuis le mois de juin 2013 à un détenu ayant le statut de « détenu particulièrement signalé » (DPS). Il a relevé que les contrôles nocturnes appliqués à l'intéressé, qui perturbent son sommeil et ont un impact sur sa santé, portent une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il rappelle par ailleurs que l’inscription sur le répertoire des DPS ne saurait automatiquement entraîner l’application d’un tel régime de surveillance.

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Le dimanche 2 février 2014, un détenu victime d'un traumatisme crânien suite à une agression, doit être amené en urgence à l'hôpital de Lapeyronie. Mais l'extraction est dans un premier temps empêchée, la direction de la maison d'arrêt refusant que deux surveillants, au lieu des trois qu'elle juge nécessaire, embarquent dans l'ambulance au côté des pompiers. Un blocage qui aurait pu « entrainer des risques graves » d'après la direction de l'hôpital.

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Au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, les détenus attendent leur consultation médicale entassés à plusieurs dans des boxes de 2,5m2. Entre trois et dix patients peuvent s'y retrouver pour des durées allant de 20 minutes à plusieurs heures, dans des conditions sanitaires déplorables et une promiscuité attisant les tensions.

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Trois décès survenus entre novembre 2012 et mars 2013 dans des établissements pénitentiaires d'Ile-de-France ont conduit l'OIP à saisir, le 14 mars 2013, l'Inspection des services pénitentiaires et l'Inspection générale des affaires sociales.

 

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Libéré le 29 janvier 2013, A.P. peut enfin subir l'intervention chirurgicale lui permettant d'espérer recouvrer la mobilité de son doigt, indispensable à l'exercice de son métier de plaquiste. Programmée le 27 juin 2012, cette opération complexe a dû être annulée en raison de son placement en détention provisoire à la maison d'arrêt de Rouen le 1er juin.

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