Femmes détenues

Les femmes sont extrêmement minoritaires en détention. Elles ne représentent que 3,6% de la population carcérale au 1er janvier 2019 (2 534 personnes). Une proportion stable. Elle n’a jamais dépassée 4,5% depuis les années 1980. Seuls deux prisons leur sont spécifiquement réservées : le centre pénitentiaire de Rennes et la maison d’arrêt de Versailles. En dehors de ces établissements, elles sont affectées dans des quartiers à part dans des prisons pour hommes, avec lesquelles elles ne doivent, en principe, avoir aucun contact. Il existe une cinquante-cinq quartiers de ce type, allant de 3 ou 5 places (Villeneuve-lès-Maguelone et Saintes par exemple) à 237 (Fleury-Mérogis). Les établissements et quartiers pour femmes sont moins victimes de la surpopulation carcérale. Ils ne sont occupés qu’à 99% (au 1er janvier 2019), avec néanmoins de fortes disparités. Certains ont des taux d’occupation à plus de 200% comme Nîmes. Isolées des hommes incarcérés, les femmes ont un accès moindre aux locaux collectifs, comme les unités sanitaires, et pâtissent d’une offre d’activités plus limitée. Elles sont en outre plus exposées à la rupture des liens familiaux et conjugaux durant l’incarcération.

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