Censés être des droits, l’enseignement et la formation professionnelle restent en réalité des privilèges. On compte en moyenne un enseignant pour cent personnes détenues, et parmi elles, moins d’une sur quatre accède à un enseignement, avec un temps moyen de scolarisation de six heures par semaine (13 heures pour les mineurs). La proportion est encore moindre pour la formation professionnelle. Moins d’une personne détenue sur six parvient à s’inscrire dans un cursus. En cause : le manque de moyens alloués à ces leviers d’insertion. Et l’impossibilité en général de combiner formation et travail pour percevoir quelques revenus nécessaires à la vie en détention. Pourtant les besoins sont criants. Plus de la moitié des personnes détenues se situent au mieux à un niveau de fin d’études primaires et ne disposent pas de réelle qualification professionnelle. Un quart ont des besoins importants dans la maîtrise des savoirs de base. 11% environ sont en situation d’illettrisme.

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