« Il y a des années qu’on sait que la prison, sur les courtes peines, génère de la récidive, c’est presque mécanique. Il faut arrêter ! Ça désocialise, ça coûte cher et ça fait de nouvelles victimes » a déclaré la garde des Sceaux Christiane Taubira en août 2012, tenant de nombreux résultats de travaux en pénologie. Une approche que l’on retrouve en filigrane dans la loi pénitentiaire de 2009 qui pose comme principe que l’emprisonnement ne doit être qu’une sanction de dernier recours en matière correctionnelle et qu’en cas de prononcé d’une peine de moins de deux ans de prison (un an en cas de récidive) l’exécution sous la forme d’un aménagement de peine (semi-liberté, placement à l’extérieur ou sous surveillance électronique) doit être privilégiée. Pour autant, le nombre de personnes incarcérées pour une courte peine de prison ne cesse d’augmenter. Une situation qui devrait interroger à plus d’un titre. En prison, 27 289 personnes exécutent un reliquat de peine de moins d’un an de prison (au 1er juillet 2018). Si elles bénéficiaient d’un aménagement de peine comme la prévention de la récidive le requiert, il n’y aurait plus de surpopulation en maisons d’arrêt et l’encellulement individuel pourrait être atteint. On compterait environ 21 500 personnes détenues dans ces établissements pour environ 35 000 places et plus de 28 000 cellules.

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