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« Un an sans voir mon fils »

Mon fils est incarcéré depuis maintenant 10 ans.

Il est relativement loin de chez nous. Pour aller le voir, on doit faire 654 kilomètres aller-retour, ce qui représente quatre heures de route si on prend l’autoroute mais six heures si on emprunte les petites routes. Avec ses problèmes cardiaques mon mari ne peut plus conduire ; ces longs trajets sont devenus très difficiles.

Malheureusement, ça fait déjà un an que je n’ai pas vu mon fils. Je lui parle au téléphone tous les dimanches, mais ça ne remplace pas le fait de pouvoir l’embrasser, le toucher.

Ça manque, c’est un lien qui se brise et c’est regrettable. Avec les problèmes de santé de mon mari, on ne peut plus se déplacer aussi facilement qu’avant. J’ai toujours peur de le perdre et que mon fils ne puisse pas le revoir une dernière fois.

Tout ça est très lourd à porter sur mes épaules et, j’avoue que je craque. C’est très difficile pour moi.

Et puis, puisque j’ai quand même la maison à gérer, les animaux aussi… Je reste forte pour tout le monde

Cette situation est difficile à vivre.

Témoignage d’une proche de personne détenue reçu le 20 octobre 2026 à la permanence de l’OIP-SF