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« Je tiens à vous parler de mon beau-fils Yoan. Pour que sa mort ne soit pas vaine. »

Retrouvé mort dans sa cellule le visage tuméfié, Yoan, qui purgeait une courte peine de prison et aurait pu sortir en juillet, partageait sa cellule avec deux codétenus, à la maison d’arrêt de Nîmes, dont le taux d’occupation est de 220%.

« Avec énormément de tristesse, je tiens à vous parler de mon beau fils Yoan, retrouvé décédé ce vendredi 27 mars dans sa cellule. Cet adorable gamin, qui a vendu un peu de résine de cannabis sur Nîmes, ce gamin si fragile que notre médecin de famille nous conseillait des hormones de croissance pour lui, a trouvé la mort dans sa cellule dans la nuit du 26 au 27 mars 2026. Il partageait sa cellule avec deux codétenus, dont un qui était là pour des faits criminels. Les autres détenus alertés du décès de Yoan ont fait part des vidéos qui tournaient sur les réseaux sociaux, où Yoan y avait la tête déformée, gonflée quelques jours avant son décès !! Sans aucune réaction de l’administration pénitentiaire. Il a subi d’abominables violences gratuites, commises histoire de défouler leur haine sur un enfant de moins de 60 kilos. À force d’avoir des politiques répressives, à force d’incarcérer à tout va pour tout et rien, ça engendre une surpopulation ingérable, surtout pour la sécurité des plus faibles. Ce brave Yoan n’était un danger pour personne. Son visage tuméfié une semaine avant son décès ne laissait aucun doute à l’administration pénitentiaire des violences qu’il subissait, ils ont laissé faire. Non-assistance à personne en danger de mort. Repose en paix Yoan, mon fiston. J’ai du mal à écrire cette lettre. Et que sa mort ne soit pas vaine, qu’elle remette en question ces tyrans abominables, qui tuent nos enfants dans d’immondes circonstances pour quelque barrette de shit. »

Courrier reçu à l’OIP-SF le 17 avril 2026