Enquêtes pour permis de visite : « long et coûteux pour le contribuable »

« Le cheminement pour obtenir le permis de visite est long et coûteux, et contraire aux perspectives de réintroduction des longues peines dans le monde libre.

J’ai fait des centrales où il y avait des unités de vie familiale, les enquêtes pour y avoir accès sont faites par les SPIP au téléphone dans la semaine de votre demande. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les permis de visite? Ce serait bien moins coûteux pour les contribuables, un gain de temps pour les fonctionnaires et les détenus. En ce moment, j’ai trois demandes de permis en cours, dont un pour mon amie. La demande a été enregistrée le 14 avril 2014. L’enquête a été envoyée à la préfecture le 25 avril 2014. La requérante entendue le 3 mai. Le commissariat a renvoyé son rapport à la préfecture environ le 6 mai. Aujourd’hui, on est le 26 mai, la dame de la préfecture ne l’a toujours pas reçu, ajoutant même qu’en ce moment elle traite les demandes du mois de mars. Pour finir, les avis donnés sont plutôt basés sur le casier de la personne détenue semble-t-il. On rentre dans le système vicieux de la double peine. »

Personne détenue, maison centrale, mai 2014