Coronavirus en prison - L'essentiel

Retrouvez sur cette page les informations essentielles concernant la situation en prison. Cette page est mise à jour régulièrement.

Pour en savoir plus, consultez notre journal d’appels quotidien.

  • Les cas de Covid19 confirmés en prison : les établissements où des détenus ont été testés positifs sont Tours, Lons-le-Saunier, Bourg-en-Bresse, La Santé, Amiens, Muret, les Baumettes, Orléans, Metz, Nanterre, Aiton, Villeneuve-lès-Maguelone, Rennes-Vezin, Fresnes. Des agents pénitentiaires ont été testés positif à Argentan, Valence et Fresnes. Des membres du personnel soignant ont été testés positif à La Santé et à Fresnes.

28 mars : un détenu du centre de semi-liberté de Bourg-en-Bresse a été « déclaré » positif « il y a plusieurs jours » (source : Le Progrès) ainsi qu’un détenu de la maison d’arrêt de Tours et un détenu de Lons-le-Saunier (source : La Nouvelle république).
27 mars :
à Fresnes il y a actuellement « huit cas avérés de Covid-19 parmi le personnel – deux infirmières, trois membres de la direction, une membre de la DRH et deux surveillants »(source : Outre-mer la 1re).
27 mars :
selon un nouveau bilan de la Direction de l’administration pénitentiaire, 21 détenus sont positifs au covid-19 et 471 sont en confinement sanitaire. Parmi le personnel pénitentiaire, 50 ont été testés positifs, 793 sont en quarantaine pour 14 jours (source : AFP).
27 mars :
un détenu de la maison d’arrêt d’Amiens (source : France bleu), un détenu de La Santé (source : Le Parisien) ainsi qu’un surveillant du centre de détention d’Argentan ont été testés positif (source : actu.fr)
26 mars :
deux hommes détenus à la SAS des Baumettes à Marseille ont été testés positifs (source : La Marseillaise), ainsi qu’un homme détenu à Muret (source : actu.fr).
26 mars :
Selon la ministre de la Justice, au total, 10 détenus ont été testés positifs, et « environ 450 » présentent des symptômes (source : France Inter). Deux d’entre eux sont détenu à Orléans-Saran (source : AFP).
25 mars
: Un homme détenu détenu au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu a été testé positif (source : L’est républicain), ainsi qu’homme détenu à la maison d’arrêt de Nanterre (source : Le Parisien) et un homme détenu au centre pénitentiaire d’Aiton, en Savoie (source : FO pénitentiaire).
24 mars :
Selon un nouveau bilan de la direction de l’administration pénitentiaire, au total sept détenus ont été testés positifs au coronavirus et 315 sont en confinement sanitaire. Parmi les personnels pénitentiaires, il y a 24 cas avérés et 595 agents sont en quatorzaine.
22 mars
: au total, cinq détenus majeurs ont été testés positifs (source : ministère de la Justice) + 1 détenu mineurs + 16 agents pénitentiaires + 22 agents de la direction pénitentiaire de la jeunesse (chiffres du ministère de la Justice le 22 mars à 16h).
20 mars : un homme détenu à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone a été testé positif (source : Midi libre), un autre détenu à Rennes-Vezin (source Le Télégramme).
20 mars : environ 300 agents pénitentiaires en France sont en quatorzaine à leur domicile, et 50 autres sont sortis de quatorzaine (source DAP).
20 mars : Neuf personnels de la pénitentiaire ont été testés positifs au coronavirus en France et environ 230 détenus ont été placés en confinement sanitaire (source DAP).
20 mars : « Selon une source pénitentiaire, onze cas seraient confirmés parmi le personnel et six parmi les intervenants extérieurs » (Le Monde).
20 mars : un surveillant de la maison d’arrêt de Valence (source France bleu).
17 mars : un membre du personnel soignant de la maison d’arrêt de La Santé (source OIP).
17 mars : trois personnels de Fresnes : deux infirmières et la directrice des ressources humaines (Source : AFP) + selon FO, une surveillante de Fresnes (source Le Parisien).
17 mars : un détenu de Fresnes (Val-de-Marne) âgé de 74 ans est décédé à l’hôpital le 16 mars du coronavirus (source AFP).

  • 26 mars : Certains ateliers de travail en prison (ateliers de couture) vont reprendre du service pour fabriquer des masques, notamment Moulins, Val-de-Reuil, Saint-Martin-de-Ré, Arles et Rennes-Vezin (source : OIP).
  • Dans le cadre de l’adoption de la loi d’urgence sanitaire, publication d’une ordonnance :
    – permettant la sortie anticipée des détenus majeurs « condamnés à une peine inférieure ou égale à 5 ans ayant deux mois ou moins de détention à subir » (sauf pour les détenus condamnés pour des faits de terrorisme, des infractions commises au sein du couple, ou ayant participé à « une action collective de nature à compromettre la sécurité des établissements ou à en perturber l’ordre »)
    – prévoyant « une réduction supplémentaire de la peine d’un quantum maximum de deux mois » (avec les mêmes limites que ci-dessus)
    – permettant au juge de l’application des peines d’aménager le reliquat de 6 mois ou moins d’une peine d’emprisonnement.
  • 25 mars : Communiqué de la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet qui « exhorte les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention ».
  • 23 mars : le ministère annonce qu’il va autoriser la libération d’environ 5 000 détenus en fin de peine « qui avaient été incarcérés pour des délits mineurs et qui ont eu un bon comportement lors de leur incarcération » (source : France info)
  • 20 mars :  La Contrôleure général des lieux de privation de liberté (CGLPL), le Défenseur des droits et de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) signent une tribune commune appelant l’État à respecter en urgence l’encellulement individuel : « C’est la condition nécessaire pour que l’on puisse considérer que les personnes détenues sont confinées à l’instar de toute la population, et non simplement «entassées». Pour cela, il faut réduire le nombre des personnes détenues dans les maisons d’arrêt à la fois en différant la mise à exécution des courtes peines, comme cela a été commencé, et en prenant de manière rapide et massive les mesures nécessaires pour faire sortir sans délai, et sans s’interdire les voies de la grâce ou de l’amnistie, les personnes détenues les plus proches de leur fin de peine, en particulier les mineurs et les personnes particulièrement vulnérables, dépendantes, ou souffrant de pathologies chroniques ou de troubles mentaux. »
  • 20 mars : Déclaration du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe relative au traitement des personnes privées de liberté dans le contexte de la pandémie de coronavirus : « Les autorités devraient recourir davantage aux alternatives à la détention provisoire, aux peines de substitution, à la libération anticipée et à la mise à l’épreuve ».
  • Accès aux soins : la permanence des soins est assurée, même si l’accès à l’unité sanitaire a été adapté. Dans la plupart des unités sanitaires, l’accès se fait dorénavant par petits groupes, pour les personnes ayant absolument besoin de soins. Les infirmières se déplacent en cellule pour la distribution des traitements, dont la continuité est sensée être assurée. Dans les SMPR, les consultations individuelles non-urgentes et les activités thérapeutiques de groupe sont suspendues.
  • 20 mars : à partir de lundi 23 mars, chaque détenu pourra bénéficier d’un crédit de 40€ par mois sur son compte téléphonique. Les proches peuvent leur laisser des messages vocaux en composant le 03 20 16 02 94 (numéro non surtaxé). L’accès à la télévision sera gratuit. Les détenus les plus démunis pourront bénéficier d’une aide majorée de 40 euros par mois pour cantiner (source et détails : DAP).
  • 19 mars : il n’est plus possible pour les famille de livrer des sacs de linge à leurs proches incarcérés. L’administration pénitentiaire affirme mettre en place un « dispositif de lavage gratuit » (accès gratuit à la buanderie le cas échéant, livraison de lessive gratuite, etc.) (source pénitentiaire).
  • 19 mars : plus de 1000 personnes (soignants, universitaires, magistrats, avocats, etc.) signent une tribune appelant le gouvernement à agir en urgence pour diminuer le nombre de personnes détenues : « Pas demain. Pas la semaine prochaine. Aujourd’hui. (…) Le déni et l’inaction n’auront pour seul effet que de permettre le développement rapide de la maladie en détention. »
  • Des mouvements de détenus faisant suite à l’annonce de la suppression des parloirs ont été signalés dans un certain nombre de prisons depuis le 17 mars, entraînant parfois l’intervention des ERIS.
  • 18 mars : « Difficile à l’extérieur, le confinement est presque impossible à l’intérieur : il est aujourd’hui urgent, pour limiter les risques de crise sanitaire en détention, de réduire drastiquement le nombre de personnes détenues. » Lire le communiqué commun de l’Association des avocats pour la défense des droits des détenus (A3D), l’Association nationale des juges de l’application des peines (ANJAP), l’Observatoire international des prisons-section française (OIP-SF), le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature (SM).
  • 17 mars : le CGLPL recommande de réduire la population pénale à un niveau qui ne soit pas supérieur à la capacité d’accueil des établissements en proposant, adoptant ou suscitant toute mesure utile pour favoriser les sorties de prison et limiter les entrées. Lire son communiqué.
  • Pour compenser la suspension des parloirs et permettre le maintien des liens familiaux pendant cette période, la ministre de la Justice annonce que l’administration va « déployer des moyens en termes de téléphonie » pour les détenus (source : 20 Minutes).
  • A partir de mercredi 18 mars, les parloirs familiaux et les UVF sont suspendus (source : ministère de la Justice). Toutes les activités, ateliers, travail, interventions sont suspendus. Les promenades sont maintenues en groupes restreints, la distribution des cantines est maintenue. Les activités sportives en plein air et en gymnase sont maintenues. Les parloirs avocats ne sont pas interdits.
  • Les transferts administratifs de détenus sont suspendus (sauf mesures d’ordre et de sécurité) et les extractions judiciaires sont réduites (source : ministère de la Justice, 17 mars).
  • A Grasse, des incidents ont éclaté mardi 17 dans la matinée : « Les détenus pensaient que l’administration allait également interrompre les promenades ou la livraison des colis, ce qui est faux », selon le directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes (source : AFP).

Dernière mise à jour : 28 mars 2020 à 10h30.