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Sans l’OIP, je n’aurais pas pu me défendre contre les violences pénitentiaires

Le 17 juillet 2025, une surveillante m’a poussé du haut des escaliers métalliques de la cour de promenade.

Je savais que, sans preuve, ma parole risquait de ne pas compter. J’ai essayé de joindre mon avocat, sans succès. Le 23 juillet, j’ai décidé d’appeler la permanence de l’OIP.

L’équipe m’a écouté et m’a expliqué qu’il fallait agir vite pour que les images de vidéosurveillance ne soient pas effacées. Le jour même, ils ont écrit à la direction pour demander leur conservation. Ils ont ensuite suivi le dossier et fait des relances pour s’en assurer. 

Début septembre, j’ai appris que les images avaient bien été conservées. J’ai pu porter plainte avec mon avocat en m’appuyant sur ces preuves.

Sans l’OIP, je n’aurais pas eu les moyens de me défendre et de faire valoir mes droits face à ces violences.

Aller plus loin : 

Derrière les portes closes des prisons, des personnes détenues sont régulièrement victimes de violences physiques de la part d’agents pénitentiaires. Pourtant, rares sont les cas qui font l’objet d’un traitement médiatique ou d’une décision de justice. Pourquoi ? Parce que vérifier les faits est souvent mission impossible. Parce que pour une personne détenue, porter plainte est un véritable parcours du combattant et un pari risqué. Parce que ces violences surviennent le plus souvent à l’abri des caméras de vidéosurveillance et sans témoins, et que ceux qui voudraient les dénoncer, qu’ils soient détenus ou agents pénitentiaires, s’exposent à des représailles. Parce qu’en prison, opacité et omerta se conjuguent, jusqu’à l’impunité.

 

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