« En 2012, sauvons la vie privée ! »

Avec 29 autres organisations, l’OIP est signataire de la tribune « En 2012, sauvons la vie privée ! ».

Cette tribune est rédigée par des militants associatifs et des professionnels d’horizons divers (travail social, éducation, psychiatrie, aide aux étrangers ou aux détenus…), tous engagés contre un « fichage » illimité des données personnelles. Sous couvert de bonne gestion, de traçabilité ou de sécurité, ces fichiers ont « pour principal résultat d’effectuer un tri des populations concernées », en pointant ceux « qui ne rentrent pas dans les cases ». « Ils représentent pour la vie privée et les libertés publiques des citoyens » un danger d’autant plus grand que progresse leur interconnexion, et qu’une « multitude d’agents sociaux (…) y ont accès ». Les signataires demandent ainsi la reconnaissance d’un véritable droit d’opposition à l’informatisation des données personnelles et en appellent aux usagers pour « s’opposer par toute action en justice appropriée à l’atteinte illégale à la vie privée que représente l’informatisation contrainte et forcée de ses données personnelles ». Ils demandent que la Commission nationale de l’informatique et des libertés fasse « désormais preuve d’une réelle indépendance démocratique (…) aux prérogatives judiciaires affirmées », notamment pour « faire respecter en toute circonstance l’obligation légale supérieure de recourir au consentement des personnes concernées ». Ce consentement, conclut l’appel, doit être reconnu comme « un droit constitutionnel imprescriptible ».